Band 4
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Ausgabe 4
 
 

Avant-propos

De 1884 à 1919, l'Allemagne a marqué de son sceau l'histoire de la Nambie contemporaine, l'ancien territoire du Sud Ouest Africain (Deutschsüdwestafrika). L'un des faits les plus saillants ayant marqué le règne allemand sur la Namibie, c'est la toute première guerre d'agression du Reich allemand contre le peuple namibien de 1904 à 1907. Cette guerre, on le sait, fut l'occasion pour le Reich allemand d'essayer, pour la première fois dans son histoire, la tactique dite de la guerre totale. Elle fut l'occasion de signer le premier génocide colonial en Afrique. En focalisant l'attention sur les Expériences coloniales et postcoloniales entre la Namibie et l'Allemagne, le présent volume de Mont Cameroun a voulu, à sa manière, un peu comme pour fêter le centenaire de la fin de cette guerre terrible entre les Namibiens et le Reich allemand, essayer de jeter un coup d'oil rétrospectif sur l'état de ces relations aussi bien coloniales que postcoloniales, question de mettre en évidence certains faits du passé colonial qui continuent à hypothéquer l'avenir de la Namibie. Pour ce faire, Mont Cameroun s'est adressé à certains scientifiques, spécialistes de la Namibie ou non, qui ont fort opportunément envoyé des contributions.

Sur les dix contributions réunies dans ce volume, les six premières sont consacrées à la thématique principale: expériences coloniales et postcoloniales entre les deux pays et peuples. En raison de sa localisation stratégique et surtout de son climat, la Namibie constituait pour l'Empire allemand une colonie de peuplement. Et moult efforts furent déployés en vue de l'occupation effective du territoire par les Allemands. Commencée avec la découverte du territoire à la fin des années 1880, la campagne médiatique incitant les jeunes allemands en général, et particulièrement des jeunes allemandes à l'émigration dans la colonie, bat son plein en Allemagne dès la fin de la guerre d'occupation de 1904-1907. Cette action a pour but la germanisation, c'est-à-dire le peuplement effectif du territoire par l'élément germanique, opération qui, aux yeux de l'agresseur, est un préalable à la mise en valeur et l'exploitation de ressources naturelles dont regorge le territoire. Comme les contributions d'Esaïe Djomo et Omer Lemerre Tadaha le montrent, la poésie coloniale d'expression allemande, comme les autres sous-genres de la littérature coloniale du reste, a pris une part très active dans la campagne médiatique en faveur de la colonisation de la Namibie, aussi bien pendant la guerre de 1904-1907 que pendant la période d'entre les deux guerres mondiales. Le discours colonial développé par cette poésie incite les Allemands à l'immigration massive en Namibie et en appelle à eux pour s'identifier avec cette nouvelle mère patrie. Et justement, comme nouvelle mère patrie de l'Allemand, la colonie est glorifiée et magnifiée. Le regard du poète allemand devient dépréciatif dès lors que la possibilité d'identification avec cette mère patrie leur est contestée, par exemple par la guerre de résistance à l'occupation étrangère allemande. Le discours colonial use du dépréciatif pour fonder et justifier la présence de l'occupant étranger allemand en Namibie.

Jusqu'au début des années 1960, soit plus de 40 ans après le départ du Reich de sa colonie, le dépréciatif issu de la période coloniale est une marque constante du discours allemand sur la Namibie. Lacina Yeo souligne avec force dans sa contribution Morenga (1978) oder die kopernikanische Wende des deutschsprachigen Afrika-Diskurses über "Südwestafrika" que l'initiative de la réhabilitation de la Namibie et de l'Afrique dans le discours politique et littéraire en Allemagne remonte aux années 1960, lorsque certaines forces politiques et intellectuelles en ont appelé à la révision de l'image négative de l'Afrique en vogue dans ce pays. Yeo illustre son propos par l'exemple d'Uwe Timm qui, alors que la Namibie ployait toujours sous le joug colonial (sud-africain en ce moment-là !), a essayé avec son roman historique Morenga, paru en 1978, de plaider pour une entente interculturelle entre l'Allemagne et la Namibie. A y voir de près, l'initiative endogène d'inviter l'Allemagne à repenser ses relations avec son ex-colonie avait sa raison d'être à la fin des années 1970. On peut dire qu'une telle invitation venait même à point nommé. Comme le montre Catherine Robert dans sa contribution La RFA et les « Allemands de Namibie » face à l'indépendance : conjuration du malaise allemand et enjeux identitaires, ce changement de la perception allemande s'imposait compte tenu de l'évolution de la situation coloniale en Afrique australe d'une part, à savoir l'indépendance de l'Angola et celle du Mozambique en 1975, et le soutien inconditionnel de l'ONU au mouvement de libération South West African People's Organization (SWAPO) qui rendait inéluctable l'indépendance de la Namibie d'autre part. Il va sans dire que pour la gestion heureuse des problèmes et litiges fonciers de même que les conflits identitaires entre les différents peuples de la Namibie postcoloniale, seule une telle disposition d'esprit devait permettre à l'Allemagne de se positionner comme médiatrice entre les namibiens de souche et les namibiens d'origine allemande issus de l'époque coloniale. Redéfinir sa perception de son ancienne colonie au moment où l'indépendance de celle-ci devenait de plus en plus inévitable, relevait donc du réalisme politique et diplomatique pour l'Allemagne ; au début des années 1990, cette nouvelle vision allemande de la Namibie lui a permis effectivement de gérer au mieux le malaise des Südwester, « Allemands de Namibie », en les convainquant qu'ils sont désormais des Namibiens allemands et non des Allemands namibiens. Le syndrome « pieds noirs » en France au début des années 1960 obligeait !

Reste la question de la paix durable, de la coexistence pacifique des peuples namibiens, surtout quand on sait que beaucoup de plaies issues de la longue période de torture coloniale, et donc d'humiliations de toutes sortes infligées aux Namibiens, attendent encore d'être pansées. Dans sa contribution Blut und Boden. Eine Texthermeneutik der Landfrage in Namibia, Stephan Mühr, un Namibien allemand qui s'intéresse à juste titre à cette délicate question sur la Namibie postcoloniale, montre que c'est la victoire du Reich dans la guerre de 1904-1907, qui a permis de priver les Namibiens autochtones, à savoir les Nama et les Herero, de leurs terres au profit d'une minorité d'immigrants allemands ; ce faisant, elle a jeté les bases d'un conflit foncier qui, bien qu'étouffé provisoirement par la première Constitution de la Namibie indépendante (1989), hypothèque dangereusement la paix, et ce d'autant plus que les tensions sociales liées à la politique foncière du Zimbabwe voisin ne cessent de donner à refléchir aux Namibiens, comme le montrent certaines prises de parole dans l'espace public namibien. Mühr rappelle ces expériences pour attirer l'attention des uns et des autres acteurs de la scène politique namibienne sur un fait : la cohabitation pacifique des Namibiens de souche avec la minorité allemande issue de la période coloniale de même qu'avec tous les autres groupes et minorités ethniques dépendra de la manière dont le conflit foncier, encore larvé, de même que tous les autres problèmes interethniques issus du passé colonial, seront pris en charge par la classe politique namibienne postcoloniale.

Une des démarches possiblement fructueuses consistera, pour les Namibiens allemands, à contribuer à une meilleure Vergangenheitsbewältigung. Pour ce faire, il conviendra, pour les Allemands de même que les Namibiens allemands, de se regarder courageusement dans le miroir, d'interroger de manière critique, et donc sans complaisance, la longue histoire coloniale namibienne dans laquelle ils n'ont à aucun moment joué le rôle des enfants de coeur. Comme en son temps en Allemagne postfasciste, la littérature tente déjà de simuler des comportements favorables à une telle gestion du passé colonial namibo-allemand. C'est le cas de Giselher W. Hoffmann, un Namibien allemand né en 1958 à Windhoek et écrivain célèbre aussi bien dans le champ littéraire germanique européen qu'en Namibie. Manfred Loimeier consacre à cet auteur sa contribution Zwischen Vergangenheit und Gegenwart. Die Romane des namibischen deutschsprachigen Schriftstellers Giselher W. Hoffmann. L'expérience de la réception de l'oeuvre littéraire de Giselher W. Hoffmann en Allemagne montre que malgré la mise en garde d'Uwe Timm articulée à la fin des années 1970, le public allemand n'a pas encore cessé de voir la Namibie selon l'ancienne grille de lecture mise en place par et en faveur de la colonisation. En effet, c'est précisément Die schweigenden Feuer1, un roman par lequel Giselher W. Hoffmann, 16 ans après Uwe Timm, tente une mise en scène méliorative du Herero et du Nama dans la guerre tristement célèbre qui les opposa au Reich allemand, qui, paradoxalement, connaît plutôt un succès mitigé, pour ne pas dire zéro succès, dans le champ littéraire allemand, et ce contrairement au roman historique Herero (2003) de Gerhard Seyfried qui, lui, caresse le public allemand dans le sens du poil en ressassant les mêmes vieux clichés coloniaux. Dans le cadre de la gestion de l'histoire namibo-allemande, il conviendra donc de se souvenir du passé pour le transcender dans l'intérêt bien compris des deux pays et surtout des Namibiens allemands qui, au démeurant, sont comme assis sur un volcan au repos.

Des quatre contributions rassemblées dans la partie générale trois restent indirectement en rapport avec la thématique principale du volume. Il s'agit des contributions d'Albert Gouaffo, Guy Ossito Midiohouan et Eva-Maria Siegel. Ce que Albert Gouaffo constate dans le cas des relations germano-camerounaises - à savoir que les images et steréotypes conçus et diffusés par et pour la colonisation se sont sédimentés dans les mentalités des Allemands et influencent la communication interculturelle entre l'Allemagne et le Cameroun postcolonial d'une part, de même que les stratégies et moyens qu'il propose pour les transcender d'autre part - garde de nos jours toute sa pertinence pour les relations namibo-germaniques et les relations entre les Namibiens allemands et les Namibiens autochtones. Guy Ossito Midiohouan, quant à lui, montre comment certains idéologues du colonialisme français contactés comme préfaciers ont, à travers la technique du parrainage-muselement, réussi à influencer les premiers écrivains négro-africains tels que Ousmane Socé, Paul Hazoumé, Félix Couchoro, Ahmadou Mapaté Diagne et Bakary Diallo, de sorte à mettre leur production littéraire de la période d'entre les deux guerres mondiales plutôt au service du colonialisme francais. Quand on sait que ces écrivains ont constitué des figures d'identification pour plusieurs générations d'intellectuels africains, on comprend aisément le mal départ de l'Afrique noire ou, autrement dit, pourquoi elle « refuserait le développement » (Axèle Kabou). Eva-Maria Siegel, dans sa contribution, revisite l'ouvre du philosophe allemand Kant dans le but de mettre en évidence une de ses leçons qui reste très utile à l'ère de la globalisation. C'est la notion de respect, du respect d'autrui, du respect des droits de l'homme, qui a été la chose la moins partagée pendant toute l'ère coloniale, alors même que les chantres du colonialisme déclaraient agir par humanisme.

Après avoir défini les concepts et jeté les bases théoriques et méthodologiques de son étude interculturelle et contrastive des procédés de combinaison texte-image dans la première partie de sa contribution parue dans le volume 3, Gisela Thome passe ici à la phase pratique en comparant les procédés de combinaison texte-image dans les articles à caractère scientifique trouvés dans les presses allemande et anglaise.

Esaie Djomo


 
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  Abstracts
Ausgabe 4
 
 

 

Poésie allemande et Namibie 1884-1919
Esaïe Djomo (Dschang)

En raison de sa localisation stratégique et surtout de son climat, la Namibie constituait pour l’Empire allemand une colonie de peuplement. Commencée avec la découverte du territoire à la fin des années 1880, la campagne médiatique incitant les jeunes allemands et particulièrement les jeunes allemandes à l’émigration dans la colonie, bat son plein dès la fin de la guerre d’occupation de 1904-1907. La présente contribution revisite la poésie coloniale d’expression allemande qui, comme les autres sous-genres de la littérature coloniale, a pris une part active dans la propagande coloniale relative à la Namibie. En effet, au vu de la quantité des poèmes disponibles et comparativement aux autres colonies allemandes, la plupart d’auteurs de littérature et poésie coloniales allemandes se sont davantage intéressés à la Namibie. Un coup d’œil rapide dans n’importe quelle anthologie de poésie coloniale allemande montre à quel point ce territoire a constitué un thème majeur pour les poètes germaniques de l’époque.

Poésie coloniale et perception de l’étranger.
Les images de la Namibie ou Deutsch-Südwest sous la plume de Eugen Muth

Omer Lemerre Tadaha (Douala)

La Namibie, comme les autres anciennes colonies ou protectorats allemands, a servi de source d’inspiration à beaucoup d’écrivains coloniaux dont la principale mission était la promotion de l’idéologie colonialiste et la transcription des expériences coloniales. C’est ainsi qu’elle est thématisée dans les textes poétiques de Eugen Muth, connu pour son engagement dans les colonies et son soutien indéfectible à la politique colonialiste de l’empire allemand. Il est question dans la présente contribution de révéler les différentes images de la Namibie qui émergent de la plume de Muth. L’analyse montre que la Namibie est à la fois un univers exotique et une colonie ; ce qui est la manifestation du regard dépréciatif que le sujet lyrique allemand portait sur l’étranger.
Morenga (1978) oder die kopernikanische Wende des deutschsprachigen Afrika-Diskurses über „Südwestafrika“ Lacina Yéo (Cocody-Abidjan/Berlin)
Anders als in der früheren deutschen Kolonialliteratur und der gegenwärtigen populären Afrika-Literatur vermittelt Timm in Morenga ausgewogene Informationen über Afrika. Weg vom kolonialen Diskurs, in dem die Eroberung außereuropäischer Lebensräume unhinterfragt als Heldentat lobgepriesen wird, setzt sich Timm kritisch mit dem Thema der deutschen Kolonialherrschaft im ehemaligen Südwestafrika (dem heutigen Namibia) auseinander, die er schonungslos als Kulturimperialismus aufdeckt. Mit Protagonisten, die unterschiedliche Wege gehen (Wenstrupp ist Idealist, Gottschalk ist Realist) initiiert Timm in einem bisher nie so engagierten und dialektisch-polemischen Ton die Tradition einer radikalen Dekonstruktion des kolonialen Diskurses. Damit ist es ihm gelungen, ein Standardwerk der postkolonialen Kritik im deutschsprachigen Raum zu schreiben.

La RFA et les « Allemands de Namibie » face à l’indépendance :
conjuration du malaise allemand et enjeux identitaires

Catherine Robert (Paris)

1990 est à la fois l’année de la réunification allemande et celle de l’indépendance de la Namibie. L’émancipation de la jeune nation africaine est l’occasion de la mise à l’épreuve de l’identité des Südwester, des «Allemands» de Namibie qui doivent prendre position : se perçoivent-ils comme Allemands de Namibie ou désormais comme Namibiens allemands ? Pour la RFA qui depuis 1978 teste sa première participation à une opération de démocratisation sous l’égide de l’ONU, l’indépendance est l’occasion de conjurer le malaise issu de l’ère coloniale et du IIIème Reich. En prétendant «rééduquer» et démocratiser les Südwester, elle devient cette fois actrice d’un processus dont elle a elle-même été l’objet en 1945.

Blut und Boden: Eine Texthermeneutik der Landfrage in Namibia
Stephan Mühr (Pretoria)

This essay attempts, by means of intercultural hermeneutics, to contribute towards conflict anamnesis with regard to the current land debate in Namibia. The dynamics of how ‘land’ was conceptualized in various historical phases is analysed by means of close reading of source texts. The colonial encounter forged a linkage between African concepts of communal identity and land. But this process can be regarded as forced adoption of a European – even German – concept. Deprivation of land, and the labour migration system installed by Apartheid, led to petrification of this existentialist idea of land, but in a deprivatory, negativistic manner which, during the resistance and liberation struggle, was furthermore smeltered with biblical readings of postcolonial identity and a marxist understanding of ‘land’ that remains to this day. The quest for land became the central, symbolic expression of true liberation, irrespective of its actual economic relevance. The essay argues that the demystification of this multiple territorialisation of identity is a precondition for any viable conflict resolution of the current land issue.

Zwischen Vergangenheit und Gegenwart.
Die Romane des namibischen deutschsprachigen Schriftstellers Giselher W. Hoffmann

Manfred Loimeier (Mannheim)


Der deutschsprachige namibische Schriftsteller Giselher W. Hoffmann bewegt sich mit seinem literarischen Werk an der Schnittstelle zwischen Kolonialliteratur und Postkolonialismus. Zum einen enthalten seine frühen Romane wie Im Bunde der Dritte oder Die Erstgeborenen koloniale Stereotypen – der weiße Siedler, der eine Farm aufbaut und paternalistisch mit Einheimischen sympathisiert, sowie Jagdszenen, in denen Einheimische nur Randfiguren darstellen. Zum anderen sind Hoffmanns Romane gekennzeichnet vom Bemühen, einheimischen Volksgruppen zu einer Stimme zu verhelfen – der Roman Die schweigenden Feuer schreibt die Geschichte des Kriegs gegen Herero und Nama aus der Sicht der Unterlegenen, Schattenjäger ist den Himba im Norden Namibias gewidmet. Hinzu kommt die Thematisierung des Wandels vom Unterdrücker zum Unterdrückten: Die verlorenen Jahre berührt den Aspekt der Internierung der Deutschen während und nach dem Ersten Weltkrieg. Zugleich arbeitet Hoffmann darin heraus, wie diese Unterdrücktheitserfahrung wiederum zur Rechtfertigung des Buren-Nationalismus in der Republik Südafrika diente. In seinem bislang jüngsten Werk Diamantenfieber lässt Hoffmann das vormalige Deutsch-Südwestafrika als Spielball der Interessen metropolitaner Kapitalinteressen durchscheinen.
Indem Hoffmann Elemente der Unterhaltungsliteratur verwendet – unmögliche Liebesbeziehungen, exotische Kulissen –, bleibt er aber den Prinzipien der Kolonialliteratur verhaftet. Wenngleich sein Werk gekennzeichnet ist vom Bemühen, der Multinationalität in Namibia gerecht zu werden, so zeigt sich doch, dass gerade der Historizismus seiner Romane dazu beiträgt, die Gegenwart Namibias auszublenden und gleichsam mit kolonialem Blick auf Namibia zu schauen. Insofern verkörpert Hoffmanns Werk den Widerspruch, sich von europäischer/deutscher Literatur über Namibia abgrenzen zu wollen, indes nicht den europäischen Blick auf Namibia ablegen zu können.

Bilder im Kopf. - Kontext ihrer Entstehung und Möglichkeit ihrer Überwindung mit
besonderer Berücksichtigung Kameruns und Deutschlands

Albert Gouaffo (Dschang)

Die Metapher von Bildern im Kopf zeigt nicht nur, wie wir Menschen in Bildern denken, wie diese Bilder uns beherrschen, sondern auch, wie sie instrumentalisiert werden können. Als Stereotype oder einfaches Orientierungswissen für den Menschen können Bilder im Kopf für die Menschheit gefährlich und die Folgen verheerend sein, weil sie sich von der Wirklichkeit stark unterscheiden. In Kontext von Machtentfaltung entarten diese Bilder zu Vorurteilen, ja sogar zu Feindbildern und Diskriminierungen aller Art. Am Beispiel der deutsch-kamerunischen Beziehungen zeigt der Beitrag, wie die Afrikabilder lange wirken und postkoloniale Kommunikation mit der ehemaligen Kolonie stören kann. Weiterhin wird gezeigt, wie dagegen von deutscher Seite entgegengewirkt werden kann.

Aspects de l’influence de la littérature coloniale française sur les premiers écrivains négro-africains
Guy Ossito Midiohouan (Cotonou)

Il importe de souligner, contrairement à ce que l’on observe dans les ouvrages de nombreux historiens de la littérature négro-africaine d’expression française, que la littérature coloniale française, investie d’un rôle de premier plan par les bâtisseurs de l’Empire, a eu une grande influence sur les premiers écrivains africains. Le recours à la préface pour passer les redoutables barrières que constituaient l’édition et la réception par le public européen illustre bien cette réalité. Ainsi la préface devint une entreprise de récupération, transformant le préfacier en un « tuteur » qui ne manquait pas de mettre l’accent sur la réussite de la mission civilisatrice dont l’œuvre présentée était le témoignage. Il y était surtout question de l’aspect culturaliste des œuvres qui elles-mêmes accordaient peu d’intérêt à l’antagonisme entre colonisateurs et colonisés. L’autonomie (idéologique, esthétique et institutionnelle) de la littérature négro-africaine d’expression française par rapport à la littérature coloniale va s’affirmer progressivement dès les lendemains de la seconde guerre mondiale et sera reconnue dans les années 1960. Il reste cependant qu’aujourd’hui encore certains Africains continuent de la contester au nom de la langue.

Kant und die Achtung vor dem Fremden. Zur Humanität der deutschsprachigen Aufklärung
Eva-Maria Siegel (Köln)

Anhand des Topos von der Achtung vor dem Fremden unternimmt der Beitrag eine Reise durch Kants Werk. Primär geht es um die Frage, in welcher Weise das Fremde an ein empirisch gegebenes Anderes geknüpft ist. Kant zufolge erweckt die Achtung vermittels eines erzeugten Affekts Vorstellungen, die der Eigenliebe entgegengelagert sind. Sie dienen nicht dem Glücksverlangen und sind nicht interessengeleitet. Die Untersuchung gibt Auskunft darüber, wie Kant den Begriff – als Gegenentwurf seiner eigenen Anthropologie – mit erkenntnistheoretischen Voraussetzungen der Wahrnehmung fremder Vernunft verschränkt. Damit leiten seine Schriften den Diskurs von der Bedingtheit des Eigenen durch die Berücksichtigung des Anderen ein, der Teile der postkolonialen Debatte konstituiert.

Sprache-Bild-Verbindungen im interlingualen und interkulturellen Vergleich.
Teil 2: Ein interlinguakultureller Textsubsortenvergleich im Sprachenpaar Deutsch – Englisch

Gisela Thome (Saarbrücken)

Der Beitrag untersucht anhand eines deutschen und eines englischen Korpus aus jeweils 20 Zeitungs- und Zeitschriftenartikeln naturwissenschaftlicher Thematik sprachspezifische Übereinstimmungen und Abweichungen hinsichtlich der inhaltlichen wie formalen Eigenheiten multimodaler Texte. Deren durch die Kombination verbaler und nonverbaler Elemente geprägter Charakter erfordert die Erweiterung des bisher üblichen kontrasttextologischen Ansatzes um Erkenntnisse der Zeichentheorie, insbesondere um die von dieser speziell für Kurztexte entwickelte textual metafunction. Ihre Berücksichtigung gestattet die Ermittlung von drei für den gewählten Materialbestand wesentlichen Vergleichskriterien, nämlich Verortung, Gestaltung und Zusammenwirken der am jeweiligen Text beteiligten Modi. Die systematische Erfassung des in den beiden Teilkorpora beobachtbaren Umgangs mit diesen Merkmalen gestattet die zuverlässige Ermittlung der zwischen den deutschen und den englischen Textexemplaren bestehenden kultur- und sprachbedingten Konvergenzen und Divergenzen, deren Kenntnis außer für Texter und Übersetzer auch für die sprach- und übersetzungswissenschaftliche Ausbildung von hohem Interesse ist.



 
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  Rezension
Ausgabe 4
 
 

Oliver Jungen/Horst Lohnstein:
Einführung in die Grammatiktheorie.
Wilhelm Fink Verlag, München. 2006. ISBN 3-7705-3961-3, €15,90
 
 

Der Band setzt sich zum Ziel, in die Grammatiktheorie insbesondere für Studierende in den Philologien und der Sprachwissenschaft einzuführen. Er werde aus einer breiter angelegten, demnächst auch bei Wilhelm Fink erscheinenden Darstellung der Grammatiktheorie abgeleitet. Die Monographie besteht, außer aus einem Vorwort, einem Sach- und Personenregister, aus 10 Kapiteln, die sich der Entwicklung der Grammatiktheorie von der Antike bis zur Gegenwart widmen.

In Kap. 1 („Einleitung“, 9-32) werden im Wesentlichen der Grammatikbegriff, die Typen von Grammatiken und Elemente der Grammatiktheorie erläutert. Zu erwähnen ist hier insbesondere der aus der aristotelischen Erkenntnistheorie stammende Begriff Kategorie, der in der Grammatiktheorie auf unterschiedliche Phänomene verweist. Dementsprechend unterscheidet man morphologische Kategorien, die sich auf die Wortarten und ihre grammatischen Aspekte beziehen, syntaktische Kategorien, auf die lexikalischen und die phrasalen Kategorien, und semantische Kategorien, auf linearstrukturelle Phänomene wie Sätze, Terme und Prädikate. Im Anschluss daran wird eine forschungsgeschichtliche Entwicklung der Wortarten von Dionysios Thrax bis Duden (61998) skizziert.

Kap. 2 („Die Frühzeit der Grammatiktheorie“, 33-45) widmet sich der Grundlegung der abendländischen Grammatiktheorie von den griechischen Nestoren der Sprachtheorie, nämlich den Vorsokratikern, Platon und Aristoteles bis zu den römischen Grammatikern Varro, Donatus, Augustinus und Priscianus, die je spezifisch zur Herausbildung der Grammatik beigetragen haben. Während beispielsweise die Vorsokratiker im Zusammenhang mit der Weltentstehung Überlegungen anstellen, ob Benennungen natürlich, d. h. nach kosmischer Ordnung, oder konventionell, d. h. nach menschlichem Ermessen, zustande gekommen sind, diskutiert Platon in seinem Kratylos-Dialog die Frage, „ob es 'von Natur einen richtigen Namen für jedes Ding gebe'“(35). In seinem Spätdialog Der Sophist setzt sich Platon mit satzstrukturellen Fragestellungen auseinander, indem er onoma von rhema unterscheidet und darauf basierend erste syntkatische Regeln formuliert: „Nur die Verbindung von onoma und rhema, das heißt der logos (die Rede), ist sinnvoll und aussagekräftig, nicht schon einer der beiden Bestandteile für sich“ (35f.).
Der Herausbildungsprozess der abendländischen Grammatiktheorie wird von den griechischen Grammatikern Dionysios Thrax und Appollonios Dyskolos fortgesetzt, um bei den römischen zu enden, deren Neuerungen „sich auf Verfeinerungen und kleinere Abwandlungen im Zuge der Übertragung des etablierten Systems auf die lateinische Sprache [beschränkten]. Dabei gingen sie so ehrfurchtsvoll vor, dass selbst Regeln der griechischen Grammatik beibehalten wurden, die im Lateinischen gar keinen Gegenstand hatten“ (40).

In Kap. 3 („Die Alte Grammatik“, 47-75) werden Grammatikkonzepte im Mittelalter (Logische Grammatik), in der Neuzeit (Allgemeine Grammatik mit Universalisierungstendenzen) und im 19. Jahrhundert dargestellt. Diese Epochen unterscheiden sich darin, dass sie unter dem Grammatikbegriff Unterschiedliches verstehen: Im Mittelalter stehen logische Fragestellungen im Fokus der Grammatiktheorie, in der Neuzeit werden vor allem universalistische Sprachauffassungen formuliert, die sich darin äußern, dass grammatische Erscheinungen als allgemeingültige Phänomene betrachtet werden, die allen Sprachen gemeinsam sind, im 19. Jahrhundert rücken durch die vergleichenden Sprachforschungsansätze von Wilhelm von Humboldt, der genetisch-vergleichenden Grammatiker sowie der Junggrammatiker die Eigenschaften der Einzelsprachen in den Mittelpunkt der Grammatikforschung.

In den folgenden Kap. 4 bis 10 werden jeweils die Grundzüge einer bestimmten Grammatiktheorie ausgeführt: Kap. 4 „Strukturalismus“ (77-90), Kap. 5 „Dependenz- und Valenzgrammatik“ (91-99), Kap. 6 „Funktionale Grammatik“ (101-105), Kap. 7 „Generative Grammatik“ (107-128), Kap. 8 „Unifikationsgrammatiken“ (129-141), Kap. 9 „Optimalitätstheorie (143-149) und Kap. 10 „Das Minimalistische Programm“ (151-156).

Es ist den Verfassern dieses Bandes gelungen, auf wenigen Seiten das hochkomplexe und vielschichtige Thema der abendländischen Grammatiktheorie von ihren Urspüngen bis zur Gegenwart verständlich darzustellen: Jeder Entwicklungsphase der Grammatiktheorie wird ein eigenes Kapitel gewidmet. Am Ende jedes Kapitels wird die dafür relevante Literatur bibliographiert. Allerdings muss man hier das Fehlen einer gewissen Systematik feststellen. So werden beispielsweise in Kap. 5, S. 93, Heringer (1972, 1973), Erben (1980) und Engel (1982, 1988) erwähnt, ohne dass in der Literaturliste am Ende des Kapitels ihre Namen erscheinen. Ähnlich werden manche im Text erwähnten Autoren nicht in das Personenregister aufgenommen wie z. B. Welke auf der Seite 99. Darüber hinaus ist die Darstellung mancher Grammatiktheorien so kurz geraten, dass daraus gravierende inhaltliche Verkürzungen resultieren. Dies ist beispielsweise der Fall in Kap. 5, in dem lediglich auf die obligatorischen Ergänzungen eingegangen wird. Von fakultativen Ergänzungen oder Angaben ist keine Rede. Damit wird auf einen grundlegenden Aspekt der Valenztheorie verzichtet.

Gleichwohl sollen diese formalen Mängel keineswegs das Verdienst des Buches schmälern. Der Band ist zweifellos eine nützliche und lesenswerte Orientierung nicht nur für Studienanfänger, sondern auch für fortgeschrittene Studierende in den Philologien und der Sprachwissenschaft, um den Kerninhalt der verschiedenen Grammatikkonzepte bzw. ihre Abgrenzung voneinander zu verstehen und folglich mit ihnen optimal umgehen zu können.

Salifou Traoré



 
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  Zu den Autoren
Ausgabe 4
 
 
 
Esaïe Djomo, Prof. Dr. phil., Jahrgang 1959. Studium der Germanistik, Afrikanischen Literatur und Komparatistik in Yaoundé und Saarbrücken. Promotion 1992 in Saarbrücken, Habilitaion 2005 in Mannheim; zurzeit Professor für Deutsche Literaturwissenschaft und deutsche Landeskunde an der Unversité de Dschang, Cameroun. Forschungsgebiete: Deutsche Literatur des 19. und 20. Jahrhunderts, insbesondere deutsche Kolonialliteratur (deutsche Koloniallyrik, deutschsprachige Afrika-Dramen).

Albert Gouaffo, Prof. Dr. phil., Jahrgang 1965. Studium der deutschen Literatur und Sprache, Wirtschaftwissenschaften sowie Interkulturellen Kommunikation (Schwerpunkt Deutschland/Afrika) an der Universität Yaoundé in Kamerun, der Universität Hannover und der Universität des Saarlandes. Promotion 1998 in Saarbrücken. Habilitation 2006 zum Thema "Wissens- und Kulturtransfer im kolonialen Kontext. Das Beispiel Kamerun-Deutschland (1884-1919)". Zurzeit Professor für deutsche Literatur und Landeskunde am Département de Langues Etrangères Appliquées (LEA) der Philosophischen Fakultät der Universität Dschang in Westkamerun. Arbeits- und Forschungsgebiete: Deutsche Geschichte und Literatur des Kaiserreichs und der Nachkriegszeit, Interkulturelle Landeskunde- und Literaturvermittlung,. Wissens- und Kulturtransfer Afrika-Deutschland im kolonialen Kontext.

Guy Ossito Midiohouan, professeur de littérature africaine au Département de Lettres Modernes de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de l'Université d'Abomey-Calavi au Bénin, est l'auteur notamment de L'utopie négative d'Alioum Fantouré (Paris, Silex, 1984), L'idéologie dans la littérature négro-africaine d'expression française (Paris, L'Harmattan, 1986), Du bon usage de la francophonie (Porto-Novo, C.N.P.M.S., 1994), La nouvelle d'expression française en Afrique noire: formes courtes (en collaboration avec Mathias Dossou, Paris, L'Harmattan, 1999) et Ecrire en pays colonisé (Paris, L'Harmattan, 2002).

Stephan Mühr, PhD, was born in Windhoek (Namibia). He read German Studies, Biology and Educational Sciences in Freiburg/Br. and Hamburg. His doctoral dissertation, Naturwahrnehmung - Fremderfahrung (published by Peter Lang, 2001) developed a methodology for intercultural analysis of what Europeans perceive to be 'alien nature'. His subsequent publications dealt with the literary application of the psychology of perception to texts of Goethe, Broch and Handke, as well as to the postcolonial discourse, particularly as contained in writings on Namibia. He was appointed Senior Lecturer at the University of Pretoria in 2006, and Acting Head of the Department of Modern European Languages at the same university in 2007.

Lacina Yéo, Dr. phil. 1970 in Naniefongo/Ferkessedougou (Côte d'Ivoire)  geboren. Nach Abschluss seiner Maîtrise-Arbeit 1996 an der Universite de Cocody-Abidjan promovierte er 2003 im Fach Germanistik an der Freien Universitaet Berlin und an der Université de Paris IV-Sorbonne ueber das Thema: "Die Rehabilitierung Schwarz-Afrikas in der neuesten deutschen Literatur - dargestellt vor dem Hintergrund des postkolonialen Diskurses" und absolvierte (2002) ein Master in interkultureller Pädagogik. Seit 2003/2004 doziert er Deutsche Literatur und Landeskunde an der Université de Cocody-Abidjan und Interkulturelle Erziehungswissenschaft an der Freien Universität Berlin. Er arbeitet z. Z. an seiner Habilitationsschrift mit dem Thema: "Triangulaerer Kulturtransfer Deutschland-Afrika-Frankreich. Eine diachronische und synchronische Untersuchung der deutsch-afrikanisch-französischen Kulturbeziehungen".

Omer Lemerre Tadaha, M.A. est né en 1975 au Cameroun. Après des études de Langues Etrangères Appliquées à l'Université de Dschang, de pédagogie et de didactique des langues étrangères à l'Ecole Normale Supérieure (ENS) de Yaoundé, il a fait un DEA (Diplôme d'Etudes Approfondies) en littérature française et comparée à l'Université de Yaoundé I où il prépare actuellement une thèse de doctorat/PhD sur le jeu des regards et les mécanismes de perception de l'autre. Il est Professeur des Lycées d'Enseignement Général où il enseigne l'Allemand. Il suit parallèlement une formation dans le cadre du « 'Goethe-Lehrer'- Programm » à l'Institut Goethe de Yaoundé.

Catherine Robert, germaniste et historienne, maître de conférences à l'UFR d'Etudes germaniques de l'Université Paris IV-Sorbonne. Doctorat sur "la géopolitique de la RFA en Namibie et en Afrique australe de 1978 à nos jours". Son intérêt et ses publications portent sur la géopolitique de l'Allemagne, la recomposition de l'espace (notamment économique) au coeur de l'Europe et les lectures de la frontière en Europe, mais aussi sur la géographie culturelle, la sémiologie des lieux et le paysage, notamment le paysage colonial allemand.

Manfred Loimeier, Dr. phil., geb. 1960, Journalist und Publizist, gab 2005 im Peter Hammer Verlag Wuppertal die Anthologie Yizo Yizo mit Kurzgeschichten aus Südafrika heraus und publizierte 2006 in den Bayreuth African Studies Series Die Macht des Wortes über die Rezeption Wole Soyinkas und Ousmane Sembènes in Europa und Nordamerika. Zurzeit verfolgt er ein Habilitationsprojekt an der Universität Heidelberg über den südafrikanischen Literaturnobelpreisträger J. M. Coetzee.

Eva-Maria Siegel, Prof. Dr. phil., , Universität zu Köln, Institut für deutsche Sprache und Literatur I, Philosophikum

  • Studium der Germanistik in Jena 1980 bis 1985
  • wissenschaftliche Mitarbeiterin am Zentralinstitut für Literaturgeschichte der Akademie der Wissenschaften der DDR von 1985 bis Anfang 1992; Promotion an der Humboldt-Universität zu Berlin 1991 mit einer Arbeit über "Weibliche Jugend im Nationalsozialismus. Massenpsychologische Aspekte in Exilromanen [.]", veröffentlicht 1993 u.d.T. "Jugend, Frauen, Drittes Reich"
  • Herbst 1991 Studienaufenthalt in Cambridge/Großbritannien
  • 1992 bis 1994 Postdok-Stipendiatin im Fachbereich Literatur- und Sprachwissenschaft an der Universität/Gesamthochschule Essen
  • 1996 bis 1998 Lise-Meitner-Stipendiatin am Institut für Deutsche Sprache und Literatur an der Universität zu Köln; Habilitation im Fach Neuere Deutsche Literaturwissenschaft 2002 mit der Arbeit Konfigurationen der Treue. Studien zu einem literarischen Topos im späten 19. Jahrhundert und um die Jahrhundertwende, erschienen 2004 u.d.T. High Fidelity - Konfigurationen der Treue um 1900
  • seit 1999 Lehraufträge für Personalmanagement und Schlüsselqualifikationen an der Europäischen Fachhochschule für Wirtschaft in Brühl und an der Fachhochschule für Medien Macromedia in Köln, u.a. interkulturelle Trainings, freiberufliche Arbeit als Dozentin und Trainerin
  • zahlreiche Publikationen und Vorträge, u.a. in Hamburg, Berlin, Kassel, Potsdam, Dakar, Paris, Johannesburg
  • Lehr- und Arbeitsschwerpunkte in der Neueren Deutschen Literaturwissenschaft: Literaturgeschichte des 18. bis 20. Jahrhunderts, Diskurs- und Mediengeschichte, kulturwissenschaftliche Theoriebildung, Gattungstheorie und -geschichte


Gisela Thome, Dr. phil., Privatdozentin für Französische und Englische Übersetzungswissenschaft, nach 20-jähriger Tätigkeit als wissenschaftliche Mitarbeiterin und Lehrbeauftragte und anschließender fast zwölfjähriger Weiterbeschäftigung als Dozentin nunmehr Lehrbeauftragte an der Fachrichtung 4.6 Angewandte Sprachwissenschaft sowie Übersetzen und Dolmetschen der Universität des Saarlandes, Saarbrücken. Forschungsschwerpunkte: Übersetzungsmethodik, Didaktik des Übersetzens, Didaktik des Deutschen als Fremdsprache, Fachsprache im deutsch-englisch-französischen Vergleich.


 
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  Inhaltsverzeichnis
Ausgabe 4
 
 

Impression et Distribution
N°4, decembre 2007
2
Avant-propos5
Thematischer Teil 11

Poésie coloniale allemande et Namibie 1884 à 1919
Esaïe Djomo (Dschang)


13
Poésie coloniale et perception de l'étranger. Les images de la Namibie ou Deutsch-Südwest sous la plume de Eugen Muth
Omer Lemerre Tadaha (Douala)
35
Blut und Boden. Eine Texthermeneutik der Landfrage in Namibia
Stephan Mühr (Pretoria)
52

Morenga (1978) oder die kopernikanische Wende des deutschsprachigen Afrika-Diskurses über "Südwestafrika"
Lacina Yéo (Cocody-Abidjan/Berlin)

69
Zwischen Vergangenheit und Gegenwart. Die Romane des namibischen deutschsprachigen Schriftstellers Giselher W. Hoffmann
Manfred Loimeier (Mannheim)
81
La RFA et les « Allemands de Namibie » face à l'indépendance :
conjuration du malaise allemand et enjeux identitaires
Catherine Robert (Paris IV-Sorbonne)
99
 
Allgemeiner Teil113

Bilder im Kopf. Kontext ihrer Entstehung und Möglichkeit ihrer Überwindung mit besonderer Berücksichtigung Kameruns und Deutschlands
Albert Gouaffo (Dschang)


114
Aspects de l'influence de la littérature coloniale française sur les premiers écrivains négro-africains
Guy Ossito Midiohouan (Université d'Abomey-Calavi,Cotonou)

127
Kant und die Achtung vor dem Fremden. Zur Humanität der deutschsprachigen Aufklärung
Eva-Maria Siegel (Köln)

141
Sprache-Bild-Verbindungen im interlingualen und interkulturellen Vergleich. Teil 2: Ein interlinguakultureller Textsubsortenvergleich im Sprachenpaar Deutsch-Englisch
Gisela Thome (Saarbrücken)

155
Rezensionen185
Abstracts188
Zu den Autoren 194
Vorankündigungen198